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Il caso Andrej Babitskij
Andrej Babitskij, corrispondente della radio americana Radio Free Europe / Radio Liberty, è stato arrestato, il 16 gennaio, dalle forze federali russe all'uscita di Grozny, e detenuto in un campo di filtraggio a Tchernokozovo (nord della Cecenia) dove viene percosso. Il 3 febbraio, il giornalista è stato "scambiato" in cambio di diversi soldati russi e ceduto ai ribelli ceceni ignoti. Non è più riuscito a mettersi in contatto con la sua famiglia e con la sua redazione per più di un mese. Il 25 febbraio, Andrej Babitskij viene nuovamente arrestato a Makhatchkala (Deghestan), dove sarebbe stato portato da miliziani ceceni filorussi, questa volta per "possesso di passaporto falso". Viene incarcerato nei locali del ministero dell'Interno del Daghestan. Il 28 febbraio, il giornalista è autorizzato a raggiungere Mosca, dove si trova agli arresti domiciliari. Viene ricoverato in ospedale in attesa del processo per "partecipazione a banda armata".
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Il Caso Babitskij e il Diritto Umanitario Internazionale
La procedura di "scambio" è contraria allo spirito del Diritto Umanitario Internazionale. Quest'azione non è prevista da nessuna delle disposizioni delle Convenzioni di Ginevra ratificate dall'URSS nel 1954. Il fatto di consegnare un civile a delle persone considerate dalle autorità pubbliche come dei "terroristi" è una violazione delle Convenzioni di Ginevra. L'articolo 3 della Convenzione, e il suo 2° protocollo addizionale (1977), stabilisce che gli Stati firmatari devono proteggere i civili e devono trattarli con "umanità" in caso di conflitti interni. Quest'ultima disposizione è stata ratificata dall'URSS nel 1989. L'articolo 1 delle Convenzioni di Ginevra stabilisce che gli Stati membri devono impegnarsi a far rispettare le disposizioni delle convenzioni a tutti i paesi firmatari. |
Cronologia
(in attesa di traduzione)
>Le 4 février, la télévision russe diffuse les images de cet échange filmé par les services de sécurité russes. Selon des spécialistes de la région, cet acte se serait déroulé dans un territoire contrôlé par l'armée fédérale. Par ailleurs, le rebelles tchétchènes ne portent jamais les cagoules noires qu'affectionnent les membres des forces spéciales russes. L'un des "rebelles" à qui l'on remet Andrei Babitsky, le prend violemment par le bras comme s'il s'agissait d'un criminel. En clair, Babitsky aurait été remis à un service spécial russe. Selon plusieurs sources, le journaliste serait entre les mains de la milice pro-russe d'un certain Bislan Gantamirov.
>Le 8 février, Andrei Babitsky donne pour la première fois de ses nouvelles depuis sa disparition dans une cassette vidéo parvenue à Radio Free Europe. "Aujourd"hui, 6 février. Tout va relativement bien. (...) Bien que je ne puisse pas rentrer chez moi", déclare-t-il d'une voix fatiguée". Ici tout va bien, comme cela peut aller dans des conditions de guerre (...) Les gens, qui sont à mes côtés, essaient de m'aider. Ne vous en faites pas pour moi, j'espère que je serai bientôt à la maison", ajoute-t-il. Un des hommes qui a apporté la cassette, vendue 300 dollars à Radio Free Europe, était vêtu d'un uniforme du ministère de l'Intérieur, selon des responsables de la radio.
Le journaliste aurait été vu, le 7 février - soit le lendemain de "l'enregistrement" de la cassette vidéo - , dans une localité contrôlée par les forces fédérales ; il aurait le visage tuméfié et les vêtements tâchés de sang. Selon le témoignage d'un jeune appelé russe, Andrei Babitsky aurait été détenu dans un camps de "filtration", près de Tchernokosovo (nord de la Tchétchénie). Il aurait été sévèrement battu. "On n'a pas été jusqu'à le sodomiser, mais il a été vraiment cogné et humilié", écrit le militaire dans un témoignage publié, le 11 février, par le quotidien Le Monde.
>Le 9 février, un responsable tchétchène à Moscou affirme que Andrei Babitsky se trouverait aux mains de rebelles. Il serait pris en charge par une unité qui se dirigerait vers le sud de la République afin de le transférer vers la Géorgie, selon Charip Ioussoupov, représentant du président tchétchène Aslan Maskhadov. Dans la soirée, ce dernier dément l'information.
>Le 10 février, le ministre russe de l'Intérieur, Vladimir Rouchaïlo, assure que Andrei Babitsky est "vivant et en bonne santé". Il ajoute qu'il "se trouve chez ceux chez qui il voulait aller", sans apporter aucune preuve à cette information. Le lendemain, lors d'une session du parlement à huis clos le ministre accuse Andrei Babitsky d'avoir assisté à des exécutions de soldats russes par des rebelles tchétchènes. Le parquet déclare que le journaliste serait également soupçonné d'avoir "transmis des informations sur les positions des troupes russes" aux combattants tchétchènes.
>Le 13 février, Vladimir Rouchaïlo affirme que "l'échange" de Andrei Babitsky avec des militaires russes n'est pas une "situation exceptionnelle". "Cette affaire a été ébruitée parce qu'il s'agit d'un journaliste", a-t-il ajouté. Le ministre a montré des photos saisis, selon lui, dans l'appareil du journaliste. Ces photos montrent des commandants tchétchènes ainsi que des cadavres de soldats russes. "Nous pouvons dire que Babitsky était là au moment du massacre car on voit le sang de couleur écarlate qui n'a pas eu le temps de coaguler". Le journaliste avait sur lui des "notes sur le déploiement des troupes russes", a affirmé Vladimir Rouchaïlo.
>15 février, mis personnellement en cause dans "l'affaire Babitsky" par la presse, Vladimir Poutine, président par intérim de la Fédération de Russie, a demandé aux services spéciaux "d'assurer la vie sauve au correspondant de Radio Free Europe et sa liberté". Il a précisé qu'il se trouvait "en contact permanent à ce sujet avec le parquet général et les services spéciaux". La veille, une organisation russe de défense des droits de l'homme, le Fonds Glasnost, avait déposé plainte contre le Kremlin pour "non-dénonciation de crime, falsification de preuve et enlèvement" dans le cadre de cette affaire.`
>16 février , un responsable du ministère de l'Intérieur russe indique qu'"aucune recherche n'a été entreprise afin de localiser Andrei Babitsky". Pourtant, de hauts fonctionnaires de ce même ministère ont affirmé, à plusieurs reprises, savoir où se trouvait le journaliste. "Andrei Babitsky est vivant, en bonne santé, et l'endroit où il se trouve change continuellement", a affirmé, le 9 février, le vice-ministre de l'Intérieur Ivan Goloubev. Le lendemain, le porte-parole du ministère semblait connaître la position exacte du journaliste : "dans le bourg d'Alkhazourovo, à 25 km au sud de Grozny".
>17 février - La thèse de la détention d'Andrei Babitsky par les forces de sécurité russes semble se confirmer. Néanmoins, selon les informations publiées par le quotidien français Le Monde du 17 février, les témoignages divergent sur l'identité de ceux qui détiendraient le correspondant de Radio Free Europe. D'aucuns affirment que A. Babitsky serait détenu par les agents du ministère russe de l'Intérieur à Goudermès en Tchétchénie. Pour d'autres, il serait entre les mains de Rouslan Badouev, chef du gouvernement tchétchène pro-russe. Enfin, certains déclarent qu'il serait retenu par la 3ème direction du FSB (contre-espionnage militaire).
>18 février - Le quotidien moscovite Komsomolskaya Pravda indique que selon le FSB (ex-KGB), A. Babitsky serait détenu par un commandant tchétchène prêt à le remettre à sa rédaction en échange d'une rançon. Radio Free Europe dément avoir été contactée pour une telle transaction. La mobilisation autour de l'affaire Babitsky se poursuit. Le Parlement européen, "gravement préoccupé" par le sort du journaliste, a voté le 17 février une motion d'urgence réclamant des éclaircissements aux autorités russes et tchétchènes. La veille, une trentaine de médias russes avaient publié un numéro spécial commun consacré à la disparition d'Andrei Babitsky.
>21 février - Bislan Gantamirov, chef d'une milice tchétchène pro-russe, affirme que Andrei Babitsky se trouverait avec des combattants rebelles, à Douba-Iourt, au sud de la Tchétchénie, et serait "bientôt libéré". "Ce sera un honneur pour mes hommes d'arracher Babitsky aux bandits", a-t-il assuré. Selon des témoignages parvenus à sa rédaction, Andrei Babitsky aurait été vu, début février, le visage en sang et les vêtements ensanglantés, dans une localité contrôlée par les milices de Gantamirov. "Il ne faut pas oublier que Bislan Gantamirov est un repris de justice, libéré par le autorités afin de créer une milice pro-russe", explique un journaliste moscovite. "C'est une marionette aux mains de Poutine et des généraux".
>22 février - On apprend que l'ex-dissidente soviétique, Elena Bonner, a proposé au Parlement européen de décerner le prix Sakharov à Andrei Babitsky. Ce prix, du nom du prix Nobel de la paix André Sakharov, distingue, chaque année depuis 1988, des personnalités ou des organismes qui se sont illustrés dans la défense des "droits de l'homme et des libertés fondamentales". Les spéculations quant au sort du journaliste se poursuivent : selon le quotidien Komsomolskaïa Pravda, Andrei Babitsky se trouverait entre les mains de Rizvan Tchitigov, "chef de guerre tchétchène et preneur d'otage notoire", selon le journal, dont l'unité se trouverait dans les gorges d'Argoun (sud), théâtre de violents combats avec les forces fédérales.
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Andrei Babitsky a été maltraité dans le camp de Tchernokosovo
Les témoignages sur les mauvais traitements subis par Andrei Babitsky lors de sa détention, dans le camp de Tchernokosovo (nord de la Tchétchénie) se multiplient. Vladimir Doline, correspondant de Radio Free Europe/Radio Liberty, avait recueilli, début février, en Ingouchie, le témoignage d'un rescapé de ce camp de "filtration" de sinistre renommée. "J'ai été conduit dans la même cellule que Babitsky. J'ai passé une heure avec le journaliste. C'était bien lui : petit de taille, sale, en très mauvais état (...). Le garde nous appelait à tour de rôle pour l'interrogatoire accompagné d'un passage à tabac. Puis il a crié : Babitsky ! Prenez vos affaires et sortez!". Il avait un espèce de sac. Il l'a pris et ils l'ont emmené hors de la cellule". A ce témoignage s'ajoute celui recueilli par le correspondant de l'AFP, le 23 février en Ingouchie. Un Tchétchène, sous le couvert de l'anonymat, raconte : "On m'a jeté dans une cellule commune où l'on n'avait pas le droit de se parler. Mais j'ai entendu le gardien dire : Babitsky, sortez ! Ils l'ont emmené. A la fin de la journée, comme on pouvait chuchoter, j'ai entendu quelqu'un dire : Ce Babitsky, il est drôlement résistant. Si on m'avait battu comme ça, moi je serais mort".
Dans une lettre, dont des extraits ont été publiés le 11 février par le quotidien français Le Monde, un jeune appelé russe affirmait également avoir vu Babitsky dans le camp de Tchernokosovo. "Je l'ai vu aussi, ce Babitsky", écrit-il. "On n'a pas été jusqu'à le sodomiser, mais il a été vraiment cogné et humilié". |
>23 février - Alors que les témoignages sur les violences subies par Andrei Babitsky au camp de Tchernokosovo se multiplient (voir infra), les autorités russes tentent de rassurer leurs partenaires occidentaux. "Babitsky a été remis sur sa propre demande aux Tchétchènes, les autorités russes savent qu'il est vivant, qu'il n'est pas retenu par les militaires et qu'il est avec des civils", a expliqué Vladimir Poutine au chef de la diplomatie britannique Robin Cook. La veille, le ministre de l'Information, avait accusé les Tchétchènes "d'utiliser Babitsky comme un bouclier" lors de combats. Avant d'ajouter que les autorités fédérales ignoraient "ce qui est vraiment arrivé au journaliste".
>24 février - Selon la presse russe, le représentant du Kremlin pour les droits de l'homme en Tchétchénie, Vladimir Kalamanov, estime qu'Andrei Babitsky sera bientôt de retour à Moscou. Les forces fédérales feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour ramener le journaliste en Russie. Le 17 février, Kalamanov a été nommé afin de coopérer avec les organisations internationales et les ONG étrangères pour assurer le respect des droits de l'homme dans la république indépendantiste. Les Occidentaux avaient demandé la désignation à ce poste d'une personnalité neutre de renommée internationale.
>25 février - Viktor Kozine, conseiller au ministère des Affaires étrangères chargé des dossiers européens, estime que Radio Free Europe devrait être interdite en Russie en raison des pressions qu'elle exerce sur le gouvernement russe. Selon lui, cette station de radio est seule mise en cause dans l'affaire du journaliste Andrei Babitsky : "la question de la responsabilité de son sort se pose pour ceux qui l'ont envoyé en Tchétchénie chercher des documents compromettants sur la Russie et encourager ses ennemis". Il reconnaît les qualités professionnelles du journaliste mais regrette que "ni son courage ni ses qualités n'aient été mis au profit de la Russie". Comme si, aux yeux du Kremlin, tout journaliste russe était également un soldat au service de l'Etat...
>28 février - "Je ne pense pas que les forces de l'ordre doivent le garder derrière les barreaux" déclare le 28 février Vladimir Poutine au sujet du journaliste Andrei Babitsky. Le même jour, A. Babitsky commence une grève de la faim pour protester contre sa détention par les forces russes. Localisé le 25 février à Makhatchkala, la capitale du Daguestan, le journaliste avait été arrêté par la police russe pour détention d'un faux passeport. Le ministère de l'Intérieur du Daguestan, qui le détiendrait dans ses locaux, a intenté contre lui une action pénale pour "falsification de documents". "Son état de santé est grave. Il se plaint de douleurs cardiaques, de psoriasis, et globalement d'un mauvais état physique et moral" explique son avocat Me Zozoulia qui réclame son transfert dans l'hôpital de la prison.
>29 février - Andrei Babitsky est libéré, mais assigné à résidence à Moscou. "J'ai été livré à des sadiques, qui m'ont retenu au camp de concentration de Tchernokosovo" explique-t-il dans une interview diffusée sur Radio Svoboda, l'antenne russe de Radio Free Europe. "J'ai subi le traitement que reçoivent tous ceux, sans exception, qui passent par cet endroit. C'est à dire quelques dizaines de coups de matraques" ajoute-t-il en précisant que d'autres prisonniers de ce camp étaient soumis à la torture. Le journaliste entend faire des révélations sur ce qu'il a vécu depuis sa disparition mi-janvier : "J'ai l'intention de faire savoir à l'opinion publique ce qui s'est passé avec moi, ce qui se passe en Tchétchénie et ce que j'ai vu. J'estime qu'il s'agit là non seulement d'une garantie de sécurité pour ma famille et moi, mais aussi d'une certaine manière d'un moyen d'agir sur l'arbitraire épouvantable et le cauchemar qui règnent en Tchétchénie".
>1er mars - "Tous les récits de Babitsky suscitent de grands doutes" déclare le ministre russe de l'Intérieur, Vadimir Rouchaïlo, à l'issue d'une rencontre avec le président Vladimir Poutine. Il remet ainsi en cause les témoignages du journaliste sur les exactions commises au camp de Tchernokosovo. Le ministre estime que "le maximum a été fait d'un point de vue humanitaire" pour Andrei Babitsky. Cependant, une nouvelle arrestation du journaliste n'est "pas exclue", s'il ne respecte pas son assignation à résidence ou s'il refuse de se rendre aux convocations du juge d'instruction, affirme le vice-ministre de l'Intérieur, Vladimir Kozlov, dans une interview à l'hebdomadaire économique Kommersant.
>2 mars - "En Tchétchénie, les autorités russes ont mis en place un Etat policier qui gouverne par la terreur" affirme Andrei Babitsky au cours d'une conférence de presse tenue le 1er mars. Le journaliste considère que le Kremlin doit assumer ses responsabilités dans ce qu'il qualifie de "crimes contre l'humanité". Evoquant le camp de Tchernokosovo, il déclare que les forces russes "ratissent des civils pour les briser ici". Selon Babitsky, dont l'état de santé nécessite une hospitalisation, il a été frappé à coups de matraque. Les membres du FSB lui auraient également confisqué ses documents de travail, notamment des cassettes vidéo montrant la situation de centaines de civils réfugiés dans les caves de Grozny, sous les bombardements des forces fédérales.
>3 mars - "Une étrange histoire m'est arrivée hier. Alors que je devais être hospitalisé, une femme d'âge moyen est venue me voir à mon domicile, à Moscou, a confié Andrei Babitsky au micro de Radio Liberty. Cette femme a demandé mon aide, financière notamment, pour secourir son fils, un Lituanien, mercenaire au service des boïevikis tchétchènes. Il serait blessé et dans l'impossibilité de sortir de la République. Pourquoi moi ? ai-je demandé. "Quelqu'un" lui aurait donné mon adresse, alors que j'étais détenu en Tchétchénie. Selon Savik Shouster, le directeur du bureau moscovite de Radio Liberty, il s'agit "encore d'une provocation" des services secrets russes.
>6 mars - Lors d'une réunion de l'Union des journalistes russes à Moscou, Andrei Babitsky affirme qu'il a été détenu en Tchétchénie sur ordre du FSB (ex-KGB). Selon le journaliste, toujours assigné à résidence, les services spéciaux russes "empoisonnent la vie de ses proches" depuis sa libération. "Nos conversations téléphoniques sont écoutées, et récemment un homme s'est assis à côté de ma fille aînée dans le métro et lui a dit que "Babitsky est un homme à abattre"". Le journaliste dénonce la montée d'un "fascisme bureaucratique" en Russie et les atteintes à la liberté d'expression. Il souligne que "aujourd'hui, c'est l'avenir de la liberté de parole qui se décide. Le pouvoir nous la prend peu à peu, mais il ne faut pas le laisser faire".
7 mars - Le ministre de la Justice, Iouri Tchaïka, a qualifié le journaliste russe Andrei Babitsky de "criminel". "Ses révélations ne sont pas vraies. Comment lui accorder crédit ? Je crois que c'est un criminel lui-même. Il a non seulement falsifié son passeport, mais aussi, et surtout, porté assistance à des illégaux" a expliqué le ministre. A. Babitsky avait comparé le camp de Tchernokosovo en Tchétchénie, où il a été détenu après son arrestation par les forces fédérales, aux "goulags staliniens et aux camps de concentration nazis", affirmant avoir été témoin d'atrocités. Le même jour, l'Union des journalistes russes a souligné les manoeuvres utilisées par le Kremlin pour discréditer le journaliste.
8 mars - Andrei Babitsky, assigné à résidence, a affirmé le 7 mars avoir été empêché de se rendre à Strasbourg. "J'ai reçu une invitation pour intervenir à la session de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, mais l'enquêteur Danilkine m'a refusé la permission de m'y rendre sous prétexte que je ne reviendrais pas en Russie" a expliqué le journaliste. Saluant le retour de A. Babitsky après des semaines de détention en Tchétchénie, les parlementaires européens se sont dits "choqués" par les révélations faites par le journaliste sur " les conditions et les circonstances de sa détention". "La façon dont les autorités russes ont traité le cas Babitsky et d'autres cas similaires n'est pas compatible avec l'engagement qu'elles affichent en faveur de la liberté d'expression", a déclaré Pedro Roseta, président de la commission culture et éducation.
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